RM ET RF ? CQD ?

Que peuvent bien avoir en commun un parti libéral, les extrémistes de droite et un fromage blanc finlandais ? Cette image. (arrêt sur image provenant du spot publicitaire du Parti libéral-démocrate d’Allemagne « FDP »)

En tant que producteurs, c’est le genre de choses qu’il est utile de savoir, si l’on veut éviter des situations gênantes. Comme celle ayant eu lieu au sein des Länder allemands il n’y a pas si longtemps : le parti des libéraux démocrates d’Allemagne, le FDP, a réalisé une publicité où l’on peut apercevoir les images d’une joyeuse famille faisant une balade à vélo dans les bois. Images que l’on retrouve à l’identique dans un spot publicitaire des extrémistes de droite du NPD et dans celui d’un fabricant de fromage blanc finlandais. Oups.

Le risque que votre matériel soit réutilisé dans des contextes non souhaités reste tout de même relativement élevé avec des images soumises aux Royalty Free (RF, littéralement « libre de droits »), car tout le monde peut en faire l’acquisition auprès de diverses archives à un « tarif forfaitaire » avantageux (une seule redevance pour une utilisation illimitée). Ces joyeuses familles à balade à vélo dans les bois sont un exemple typique de contenus d’œuvres de RF qui sont le plus souvent standardisés et dont la validité a une portée générale.

En revanche, un matériel vidéo de qualité est en règle générale proposé uniquement à titre de matériel de Rights Managed (RM, on parlera de « droits gérés » en droit français) par les concédants, il s’agit même le plus souvent de l’unique solution possible auprès d’agences uniques spécialisées dans les contenus d’images. Dans le cadre de licences de RM, les coûts de chaque utilisation d’un plan sont calculés de manière individuelle, tout en tenant compte des médias (autrement dit, télévision, internet, cinéma, etc.), de la durée et de la diffusion géographique.

Pour être sûr que le contenu souhaité ne soit associé à aucun contexte déplaisant, il est même possible d’acquérir uniquement des licences de RM, ou du moins d’effectuer des recherches pour savoir dans quelles autres productions l’image peut encore être utilisée. On évite ainsi les mauvaises surprises.et les licences